L'action du premier groupe d'assurances européen, qui était descendue sous les 6 euros en séance le 9 mars 2009, s'échangeait quelques mois plus tard, à la mi-octobre, au-delà des 19 euros. Ce qui représente une hausse de plus de 200 % de sa capitalisation boursière – laquelle n'a rien de surprenant, tant le titre avait été massacré : à 6 euros, la société n'était plus cotée qu'à un tiers de ses capitaux propres !
Depuis ce point haut, l'action AXA semble toutefois être rentré dans une phase de consolidation :
L'envolée en direction des 20 euros constituait un excès haussier caractérisé. Depuis, le titre n'est plus parvenu à repasser la résistance des 17,20 euros, sur laquelle il a échoué à trois reprises, à la mi-novembre, dans des volumes conséquents, puis début décembre et, enfin, courant janvier.
Sur repli, il prend appui sur la zone des 14-15euros, où gravitent deux supports relativement proches l'un de l'autre.
Depuis son dernier rebond sur ce point bas, fin février, le titre est reparti à la hausse pendant deux semaines, amorçant un W susceptible de traduire un renversement de tendance, et d'emmener à nouveau la valeur vers les 17 euros.
Mais il est peu probable que ce cap soit franchi à court terme. Le titre semble éprouver dès à présent quelque difficulté à franchir l'oblique haute de son canal – lequel est d'ailleurs orienté à la baisse –, et ses moyennes mobiles de moyens termes restent pour l'instant sans direction, à l'image de la MM150 représentée sur le graphique ci-dessus.
Qui plus est, tout ceci se fait dans des volumes qui demeurent dans la moyenne des échanges, et la valeur, depuis qu'elle a cassé à quatre reprises ses plus hauts de vingt jours vers la mi-mars, marque le pas.
La consolidation risque donc de se poursuivre sur ces niveaux, et c'est aussi l'avis de notre Botraider : sa tendance de fond reste dans un léger rouge, et il prévoit pour l'instant un " mouvement baissier en consolidation ", tout en conseillant de rester en dehors de la valeur.
Tout laisse donc à penser qu'il faudra que se dessinent de nouvelles perspectives pour repartir vraiment à la hausse. Ce pourrait être aux alentours du 6 mai, date de la publication des chiffres du premier trimestre, ou du 8 août, où paraîtront cette fois-ci les résultats semestriels.
Et, si l'on souhaite se placer, on gardera à l'esprit que les marchés anticipent bien souvent les bonnes nouvelles!