BOURSORAMA,
le
courtier devenu banque en ligne à bas prix dont la SOCIETE GENERALE
détient 55,8 % des parts et LA CAIXA 20,9 %, a enregistré en 2009 près
de 31 000
ouvertures de comptes nettes sur les 150 000 du marché français, selon les estimations du nouveau PDG Hugues LE BRET, soit une part de marché de 20,7 %.
Sur 2010, il anticipe que le marché va ouvrir 2 fois plus de comptes, ce qui implique naturellement un objectif pour BOURSORAMA de 62 000 ouvertures de comptes afin de maintenir sa part de marché.
Un objectif ambitieux mais réalisable si effectivement les investisseurs particuliers agissent à contre temps des marchés financiers.
Ils ouvrent des comptes chez des borkers et se mettent à acheter des actions quand il faut vendre et ils vendent quand il faut acheter...
Un grand classique.
Sauf pour les clients des Botraiders et des Robots Gérants bien évidemment :)
BOURSORAMA a donc publié un Produit Net Bancaire 2009 (PNB, équivalent du Chiffre d'Affaires dans le secteur bancaire) de 200 MEUR en légère augmentation et un résultat net de 49 MEUR en baisse non significative de 2 %
A 9.49 EUR et avec 86 925 538 titres en circulation, la société BOURSORAMA est donc valorisée par le marché 825 MEUR.
Le PER s'établit donc à 16.8 ce qui est tout à fait correct.
Le Groupe semble donc bien valorisé.
Un PER de 20 ferait ressortir l'action à 11.30 EUR, le potentiel de progression semble donc limité.
Côté graphique, le titre a récemment reculé sous les 10 EUR et ces bons résultats pourraient faire revenir les acheteurs pour franchir de nouveau les 10 EUR psychologiques.
Mais en prenant un peu de recul, il s'avère que les 10.50 EUR constituent une résistances importante et que les volumes devront nécessairement revenir pour propulser l'action sur les 12 EUR puis les 13.50 EUR, un niveau qu'elle n'a pas vu depuis juin 2007.
Le problème étant qu'en ce moment les volumes ne sont pas vraiment au rendez-vous sur BOURSORAMA...
En conclusion, même si BOURSORAMA présente encore un potentiel de croissance non négligeable sur les segments de la banque en ligne et en Europe (Repositionnement commercial effectif au Royaume-Uni, convergence achevée entre le site d'informations et OnVista Bank en Allemagne, démarrage de Self Bank en Espagne), le titre paraît à l'heure actuel bien valorisé et souffre d'un manque de liquidité.
Même si notre Botraider vient de passer à l'achat, tout comme le PDG qui vient de déclarer à l'AMF avoir acheté pour 25 000 EUR d'actions à 9.65 EUR, la prudence inciterait à rester en dehors de ce dossier et à chercher d'autres sociétés présentant un potentiel de progression plus important.