Le nouveau PDG, Nonce PAOLINI décrit d'ailleurs l'activité de TF1 de
façon beaucoup plus commerciale :
"Le
métier de TF1, c'est de divertir le plus grand nombre"
On sent tout de suite la différence... ;)
Malgré sa mauvaise image, l'entreprise a cependant des atouts à faire valoir :
- la rentabilité des capitaux engagés est bonne voire excellente : elle était de 20 % avant la crise et même pendant la crise elle est encore égale à 15 %
- le ratio d'endettement de BOUYGUES est environ de 50 %, ce qui est relativement faible pour le secteur du BTP
- le PER est d'environ 10, parmi les plus faibles du CAC40
- malgré la taille de l'entreprise et ses multiples ramifications, c'est toujours une entreprise familiale détenue à 20 % par la famille BOUYGUES.
Or de nombreuses études statistiques prouvent que les entreprises familiales réalisent de meilleures performances sur le long terme que les autres.
Cette spécificité devrait donc augmenter la valorisation de l'entreprise mais bizarrement comme nous l'avons vu, le PER de BOUYGUES reste anormalement bas.
Quelques nuages noirs semblent en effet s'amonceler autour de l'entreprise
- les états occidentaux n'auront pas d'autre alternative que de se désendetter dans les prochaines années (dont la France malheureusement). Comme il est moins difficile politiquement de limiter les dépenses plutôt que l'augmenter les impôts, les états diminueront donc fortement les dépenses de BTP pour les 5-10 ans à venir. L'amitié BOUYGUES / SARKOZY ne devrait pas suffire à inverser la tendance.
- l'immobilier devrait avoir du mal à repartir en Europe, ce qui devrait peser sur les compte de la filiale Bouygues Immobilier
- la filiale TF1 - détenue à 43 % par BOUYGUES - souffre de la conjonction de 2 éléments : elle ne cesse de perdre des parts des marchés (moins de 25 % de l'audience contre 33 % il y a 5 ans) principalement à cause de la montée des nouvelles chaînes de la TNT, et, de plus, les français commencent à moins regarder la télévision pour utiliser les nouveaux moyens de divertissement - VOD, internet etc. -
Il est nécessaire de relativiser cette vision pessimiste sur le sol français, par le fait que BOUYGUES est une entreprise largement internationale qui bénéficie donc naturellement de la croissance des pays émergents...
Que penser de l'entreprise sur le plan technique ?
L'action a franchit le vendredi 9 avril la résistance des 38 € datant de septembre 2008, plusieurs fois touchée depuis, avec des volumes 3 fois supérieurs à la normale.
De plus, ceci a été confirmé par l'avalement haussier du 14 avril.
Même si un pull back n'est pas à exclure, ces deux signaux techniques importants sont de nature à rassurer les investisseurs.
Donc à moins bien évidemment que les marchés ne s'écroulent suite à l'affaire GOLDMAN SACHS, l'action devrait surperformer les marchés.
Cerise sur le gâteau, notre robot, qui est en position depuis le 25 mai 2009 à 30.46 EUR, vient d'afficher une tendance à 0.16 alors qu'elle végétait autour de 0 depuis plusieurs jours.
En conclusion, la faible valorisation de cette entreprise ainsi que des signaux techniques très encourageants, devraient propulser rapidement l'action sur les 45 EUR.
Seul un retour franc sous les 38 EUR invaliderait toutefois ce scenario.
Petite pensée émue pour nos amis d'UBS qui conseillaient de vendre BOUYGUES en novembre 2009 alors que notre robot était passé à l'achat quelques semaines plus tôt... Nous n'avions pas manqué de relever cette coïncidence dans notre dernière analyse boursière sur BOUYGUES, ce qui avait permis d'émettre quelques doutes sur la pertinence de ce bon conseil boursier de broker...