Dans son dernier post sur la valeur, publié au cœur de l’été 2010, et intitulé « CAP GEMINI : résultats du premier semestre 2010 », Xavier annonçait un retour du titre sur les 38 euros, tout en estimant que cette revalorisation serait probablement précédée d’une consolidation, ciblant à minima les 35,50 euros. Un scénario qui a depuis été validé par les faits, puisque le titre a bien corrigé à la baisse dans les jours qui ont suivi. Il a même enfoncé le support des 35 euros pour aller reprendre souffle sur le suivant, situé vers les 33 euros. Début septembre, l’action est repartie à la hausse, pour atteindre comme prévu la résistance des 38 euros, dans la première quinzaine d’octobre :
A l’automne, la valeur n’est cependant pas parvenue à franchir ce niveau, et est repartie à la baisse, pour retrouver à nouveau le pallier des 33 euros fin novembre… et les 38 euros début février. Prouvant par là que l’histoire d’un titre peut, par moment, être quelque peu répétitive et, par là même, hautement prédictible.
Depuis dix jours, cependant, comme on le voit sur le graphique, l’action ne parvenait pas à s’affranchir de ce seuil des 38-39 euros. Il aura fallu la publication de résultats laissant entrevoir de très belles perspectives, grâce à une nette amélioration du bilan financier et une visibilité recouvrée, pour assister à un beau gap d’arrachement. Une figure que CAP GEMINI avait déjà illustrée cet été, et que Xavier explique dans le billet cité plus haut – et auquel je vous renvoie pour plus de détails. Le 17 février, la séance s’est ainsi ouverte sur des échanges à 41,60 euros alors que, la veille, la clôture s’était faite sur une valorisation de 39,85 euros. Et ce, dans des volumes phénoménaux, dépassant les 4,6 millions de titres, soit 4 fois plus que d’habitude.
Ce mouvement est-il appeler à durer ? En fait, c’est peu probable à court terme. La séance du 17 ne s’est pas terminée sur un fixing au plus haut, mais légèrement en retrait par rapport au sommet atteint en séance, à 43,385 euros. Et, depuis, le titre stagne sous les 43 euros, un niveau qui correspond à celui autour duquel il avait oscillé entre mai et septembre 2008, et qui constitue donc une résistance « historique ». Il faudrait vraiment des conditions générales de marché et sectorielles très porteuses pour imaginer que ce seuil puisse être vaincu dès le premier assaut.
Notre robot se montre d'ailleurs méfiant depuis que le titre est sorti de son canal, et affiche des indices de tendance nettement négatifs, tout en conseillant de rester en-dehors de la valeur. Le retour à la normale des volumes et l’orientation baissière des deux dernières séances n’auront pu que le confirmer dans sa conviction.
Jusqu’ou ira ce mouvement de correction ? Un retour sur le niveau d’ouverture du 17, soit 41,60 euros, est hautement probable. Ensuite, ira-t-on plus bas ? Difficile de se prononcer. La théorie des gaps veut qu’un gap d’arrachement ne soit pas comblé. Mais, dans la réalité, c’est néanmoins souvent le cas. Un retour sur le haut du canal actuel, vers les 38-39 euros n’a donc rien d’impossible non plus, surtout si les marchés devaient se retourner à la baisse. C’est seulement moins probable « en théorie ».