A la fin du mois d'août, EUROFINS SCIENTIFIC avait plongé en quelques séances de près de 20%, suite à la publication de ses résultats pour le premier semestre. Ceux-ci étaient en repli, à cause d'une baisse des demandes d'analyses émanant des entreprises, et d'une augmentation des investissements, indispensables pour adapter à ses propres normes de nombreux laboratoires dans le monde, en particulier dans les pays dits émergents.
Comme nous le prévoyions dès le 2 septembre, en commentaire au post intitulé " EUROFINS SCIENTIFIC, trois mois plus tard ", le titre a peu à peu rejoint la zone support des 30-31 euros, tout en tentant mollement de rebondir en direction de deux résistances situées respectivement vers les 34 puis 32 euros, mais sans parvenir à les briser :
En regard des fondamentaux, la situation était peu tenable, dans la mesure où EUROFINS SCIENTIFIC se trouvait valorisée aux deux-tiers de son chiffre d'affaires annuel, alors qu'elle est bénéficiaire, et que son endettement est sous contrôle. Il ne manquait qu'un événement ou une annonce quelconque pour inverser la tendance.
Ce fut chose faite hier, avec la publication des résultats pour le troisième trimestre. Malgré des marchés encore affectés par une baisse de la demande, le résultat net, qui était en retrait au premier semestre, a progressé de plus de 30%, de même que ce sont améliorées la marge opérationnelle, qui souffrait jusqu'à présent du coût des restructurations, et la trésorerie, qui est redevenue positive.
Et, surtout, la direction, qui avait préféré fin août ne pas se prononcer sur les perspectives à court terme, affiche pour la fin de l'année une confiance retrouvée, et annonce une profitabilité accrue, avec de très bons retours sur investissements. Un discours que les investisseurs préfèrent à l'incertitude, et qu'ils n'ont pas hésité à payer au prix fort.
Dans le cours de la séance d'hier, le titre, qui avait clôturé la veille à 31,26 euros, a brisé ses deux résistances, pour finir au fixing à 36,25 euros, soit cinq centimes sous sa moyenne mobile à 100 jours. Au final, plus de 3% du capital auront été échangés et, pour l'essentiel, au-dessus des 35 euros.
Même si un tel jour de fête est souvent suivi d'un reversal day – qui pourrait être une occasion pour se placer à bon compte –, il est peu probable que le titre repasse désormais sous l'ancienne résistance, devenue support, des 34 euros, sauf à parier sur un effondrement général des marchés.
EUROFINS SCIENTIFIC devrait donc continuer à rattraper son retard dans les semaines à venir, et se diriger vers la prochaine résistance, située à 38 euros. Celle-ci une fois franchie, le gap ouvert suite à la dégringolade du titre à la fin août devrait aspirer le titre vers le haut, et le ramener dans la zone des 40 euros – un niveau de cotation qui correspondrait à une valorisation boursière encore inférieure de 15% au chiffre d'affaires annuel, alors que les résultats sur les trois derniers mois devraient être plus que satisfaisants.
Notre robot est d'ailleurs confiant : rentré sur la valeur en mai 2009, au cours de 36,11 euros, il conseille de conserver la position haussière.