Entre ses plus hauts du mois d'avril et le début de cette semaine, FAIVELEY a perdu 20 % de sa valeur :
Trois raisons expliquent ce fort recul.
- Mi-avril, le titre était parvenu à casser la résistance des 62 euros sous laquelle il évoluait depuis plusieurs semaines, et qu'il avait attaquée en vain, à deux reprises, courant mars. Mais le net franchissement à la hausse de l'oblique supérieure de canal, alors que la MM150 évoluait bien en-dessous de ce niveau, tout comme la rapidité du passage d'une cotation proche des 60 euros à 64 euros, avaient de bonnes chances d'amener une correction à la baisse.- Ensuite, alors que la plupart des sociétés, bénéficiant d'une base de comparaison favorable, publiaient des résultats trimestriels ou annuels bien au-dessus des attentes, FAIVELEY a affiché fin avril un bilan qui se contente d'être en ligne avec les attentes, et annoncé un exercice décalé 2010-2011 de stabilisation, avant une reprise pour 2011-2012.
Ces perspectives étaient connues de longue date, puisqu'elles reflètent l'évolution du marché du secteur qui, après le boom de ces dernières années, devrait connaître une petite pause de 12 à 18 mois, avant de reprendre de plus belle. Elles ont néanmoins déçu des investisseurs en quête constante de surperformance.
- Enfin, à ces deux facteurs de baisse, est venu se surajouter en mai la débandade des marchés actions, qui n'a fait qu'accentuer le repli du titre.
L'avenir ne s'en annonce pas moins rose, d'un point de vue technique.
A l'inverse de la configuration graphique du mois dernier, FAIVELEY connaît maintenant un bel excès baissier, le titre se trouvant bien en-dessous de son oblique basse de canal, sur un niveau qu'il a rejoint brutalement, en cassant à plusieurs reprises ses plus bas de vingt jours. Qui plus est, il évolue désormais nettement sous sa MM150 – laquelle, en revanche, n'a pas tellement bougé depuis le plus haut d'avril, un peu au-delà des 64 euros.
Tout ceci permet d'espérer un retour de flamme, et notre robot ne pense pas autrement, puisqu'il prédit un "mouvement haussier soutenu", avec un indice de confiance qui dépasse désormais les 0,40 centièmes, que ce soit pour la tendance journalière ou la tendance de fond.
On visera tout d'abord un retour sur les 56 puis les 58 euros, et enfin sur la zone des 60-62 euros. Pour ceux et celles qui se donnent des échéances plus longues, rappelons que le consensus estime désormais que la valeur devrait rejoindre les 70 euros avant la fin de l'année.