Les résultats semestriels publiés lundi par l’équipementier ferroviaire FAIVELEY n’ont pas surpris défavorablement les marchés. Mais ils ont confirmé les prévisions des analystes sur l’avenir de la société à court terme.
Le premier semestre, qui se clôturait au 31 août, accuse en effet un tassement de 5% de son résultat net part de groupe, et un fléchissement du chiffre d’affaires qui, sans les effets de change qui lui ont été favorables, atteindrait une proportion à peu près similaire.
Cette orientation à la baisse s’explique par le fait que, sur les marchés occidentaux, de nombreuses commandes et chantiers ont été différés, suite à la crise économique et ses conséquences. En particulier de la part des Etats, qui représentent une part significative de la clientèle de FAIVELEY.
Et le dynamisme de la zone Asiatique n’a pu compenser qu’en partie ce manque à gagner.
Même si le groupe maintient ses prévisions de croissance, et peut tabler sur un carnet de commandes qui s’est encore accru de 14%, 2011 devrait donc être une année de transition, au cours de laquelle FAIVELEY renouera peu à peu avec la croissance, mais ce n’est qu’en 2012 qu’il retrouvera vraiment le dynamisme qui était le sien avant d'être impacté par la crise.
Dans cette perspective, où les tendances de court et de moyen termes ne sont pas orientées de la même manière, on observe la configuration graphique suivante :
Le titre flotte aujourd’hui sur son support des 58 euros, un niveau qu’il avait conquis au début de cette année. De telle sorte qu’un investisseur qui aurait acquis des actions FAIVELEY le 6 ou le 7 janvier dernier, et qui les aurait conservées depuis - suivant la technique du « buy and hold » que Botraiders vous déconseille de suivre -, n’aurait ni perdu ni gagné d’argent.
La valeur a néanmoins oscillé durant cette période entre plusieurs paliers, un support bas autour des 54 euros, qui a constitué le point d’équilibre de mai à juillet, et une résistance haute située vers les 60 euros. Cette dernière a été cassée à deux reprises, en avril et en octobre, mais le titre a ensuite à chaque fois échoué sous la barre des 64 euros, et est reparti sur une baisse assez marquée.
Actuellement, la valeur est passée depuis trois semaines sous son oblique de canal, à l’issue d’un mouvement baissier relativement nourri, à la fois en termes de volumes et de tempo, puisque les plus bas de vingt jours ont été cassés à plusieurs reprises en l’espace de quelques séances. Ce qui semble caractériser un excès baissier.
Qui plus est, le titre, qui évolue encore sous sa MM 150, laquelle reste relativement plane depuis des mois, a néanmoins rebondi hier en séance sur son support des 58 euros.
Tous ces éléments laissent espérer un rebond à court terme, d’ici la fin du mois ou le début de janvier. C’est probablement le pari qu’a fait notre robot en conseillant mercredi de passer à l’achat sur la valeur.
Si on suit son conseil, on gardera cependant à l’esprit que les analystes risquent de revoir à la baisse leurs estimations sur FAIVELEY, sachant que la chute de 5% du résultat net induit mécaniquement une dépréciation de 2 euros par titre. Gilbert Dupont vient d’entamer le mouvement hier.
De même, le titre reste pour l’instant dans un trading range compris entre les bornes haute et basse indiquées ci-dessus, et, compte tenu des fondamentaux, il est peu probable qu'il en sorte à court terme. Toute hausse risque donc a priori d'être compensée par une baisse, au bout de quelques semaines...