Dans notre dernière analyse consacrée à l’opérateur téléphonique, intitulée « Quand FRANCE TELECOM décroche », et publiée le 10 mars dernier, nous avions conseillé d’acheter le titre, en tablant sur « un rebond technique, susceptible de nous conduire à court terme vers la petite résistance des 16 euros ». Un objectif qui a été rapidement atteint, puisque dès le 17 mars, la valeur repartait à la hausse, pour atteindre les 16 euros – ou, plus exactement, les 15,98 euros, lors de la séance du 11 avril. Soit une plus-value de plus de 6% en moins d'un mois.
Cette résistance s’est cependant montrée plus coriace qu’attendue, puisque le titre a échoué dans ses tentatives pour s’en affranchir, à la mi-avril, et par trois fois au mois de mai. Ces échecs successifs devaient entraîner, en toute logique, une correction à la baisse, laquelle a effectivement débuté le 1er juin, et a ensuite été accentuée par le détachement du dividende, le 10, comme on le voit sur le graphique :
Le jour même de ce détachement, 13 millions de titres se sont échangés, soit un volume nettement supérieur à la moyenne des vingt dernières séances, laquelle tourne autour des 9 millions de titres. Depuis, même si l’action a encore perdu quelques centimes, elle semble néanmoins se stabiliser sous les 14,50 euros, un niveau sur lequel elle avait déjà rebondi en juillet 2010, alors qu’elle traversait une période difficile. Ce scénario d’une reprise haussière est également confirmé par l’excès baissier caractérisé qu’affiche l’analyse graphique, le titre évoluant très en-dessous de son oblique basse de canal, et très loin de sa MM150.
On peut donc espérer un rebond technique, et c’est le pari que semble prendre notre robot ce matin, puisqu’il vient de passer à l’achat sur FRANCE TELECOM. On pourra prendre comme premier objectif la résistance des 15 euros, qui n’est pas fortement étayée, puis viser celle, plus consistante, des 15,50 euros.
On gardera toutefois à l’esprit que le titre est clairement dans un canal descendant de long terme, et que, en ce qui concerne les fondamentaux comme d'un point de vue technique, rien ne laisse espérer un retournement de tendance. Pour ne regarder que la période récente, depuis l’automne 2007, le titre a perdu 40% de sa valeur, soit une moins-value potentielle que le rendement ne vient en rien compenser, même si au cours actuel il dépasse les 9%.