Pourtant
à y regarder de plus prêt, l'action a connu des périodes
intermédiaires de forte progression et de forte baisse.
Elle a pu
prendre jusqu'à +80 % en 1 an en 2009 pour ensuite tout
reperdre en 2010.
Pour les investisseurs, il est difficile de situer
IPSEN, entre la biotech innovante mais aux couts de recherche et et
aux aléas de développement importants, et la société
pharmaceutique intégrée et performante aux revenus récurrents sur
un secteur de la santé considéré comme défensif.
L'annonce
du retard de développement du TASPOGLUTIDE®, le nouvel
anti-diabétique développé en commun avec le groupe suisse ROCHE, a
fait violemment décrocher le titre en 2010.
L'apparition d'effets
secondaires dans une proportion supérieure aux attentes a obligé
ROCHE à stopper son étude sur ses patients.
" Une reformulation pourrait être envisagée mais celle-ci ne manquerait pas de fortement rallonger son développement et sa commercialisation " ! Roche annonce un " retard minimal de 12 à 18 mois "
Rajoutons
à cela, le départ surprise de son PDG Jean-Luc BELINGARD qui
part chez BIOMERIEUX et qui sera remplacé par Marc de GARIDEL dès le 22 novembre prochain.
On peut comprendre que tout cela
perturbe les investisseurs qui n'aiment pas l'inconnu. Pourtant le
nouveau PDG prendra peut être plus soin de ses actionnaires en
privilégiant la rentabilité. L'ex PDG avait basé sa
stratégie sur l'accélération du développement pour atteindre
rapidement une taille critique notamment au Etats-Unis et sur
certaines spécialités mais au détriment très certainement de la
rentabilité.
A
noter que d'autres molécules poursuivent leur développement.
C'est
le cas du TANAKAN®
IPSEN a fait état il y quelques mois de résultats jugés encourageants pour l'efficacité de son médicament dans la prévention de la démence dans la maladie d'Alzheimer, à l'issue d'une étude menée pendant cinq ans à l'échelle européenne.
Revenons sur les derniers chiffre publiés :
- La société publie un chiffre d'affaires au 3e trimestre de 288,2 M€ en progression de + 12,4 %.
- Le consensus tablait sur un CA de 270 M€.
D'un
point de vue géographique, la croissance provient des USA avec
une progression du CA de + 31,5 % (+ 26,3 % à taux de change
constant) à 43,9 M€.
En Europe de l'Est, les ventes
progressent fortement, mais le T4 pourrait être plus difficile en
Russie.
En conclusion, une publication de bonne qualité qui
confirme le dynamisme des ventes de spécialité et une bonne tenue
des ventes de médecine générale.
Aurel ou Chevreux sont à l'achat soulignant que la valorisation est redevenue attractive suite à la baisse récente du titre. Les analystes sont globalement à l'achat, avec des objectifs entre 29 et 40 EUR.
Le marché a parfois du mal à faire un choix entre les bons résultats publiés régulièrement par la société et les éventuelles annonces de retard sur le développement de certaines molécules.
Ainsi va la vie du titre ! Alors en résumé une performance globale boursière faible, mais un titre qui n'est pourtant pas dénoué d'intérêts au regard de ses perspectives.
Le titre évolue dans un fourchette de cours située globalement entre 24 et 42 euros.
Actuellement
évoluant sur ses plus bas historiques, le cours pourrait présenter
une bonne opportunité d'achat à un horizon moyen terme de 1 an.
Malgré sa perte latente de 30 %, notre robot est à conserver et la tendance est encore dans le vert, même si un essoufflement est à percevoir...
Il va vite falloir rebondir sur ces 24 EUR !
Notons un joli gap aux alentour des 30 EUR qui pourrait bien être comblé en 2011.
Le
titre a testé plusieurs fois les 23.8 EUR, gros support CT et MT,
et est parvenu à rebondir suite à des résultats appréciés par
les marchés. Le passage des 25.6 EUR pourrait libérer un potentiel de
hausse en direction des 28 EUR, où une pause pourrait intervenir.
Le passage des 28 EUR propulserait le cours sur les 30 EUR validant ainsi un parfait W.
Rajoutons qu'une valeur décotée et défensive pourrait être fortement appréciée dans un contexte de consolidation des marchés.