Bien qu'elle ait perdu un tiers de sa valeur par rapport au printemps 2008, MAROC TELECOM est toutefois l'une des rares valeurs du SRD qui s'échange aujourd'hui au-dessus de la cotation qui était sienne à l'été 2007, lorsqu'a éclaté la crise financière.
Cette résilience pour le moins remarquable ne s'explique pas seulement par le fait que l'actionnariat est relativement stable, VIVENDI détenant plus de la moitié du capital, et l'Etat marocain près du tiers.
Elle tient aussi aux résultats qui, jusqu'à fin 2008, sont restés excellents : en effet, depuis trois ans, on assiste à une augmentation régulière du chiffre d'affaires, des fonds propres, de la marge opérationnelle, du résultat net, ou encore de la rentabilité financière.
Quant à l'endettement, il reste parfaitement maîtrisé, ce qui est rare pour une société du secteur de la téléphonie et de l'internet.
Si le chiffre d'affaires a donné quelques signes de ralentissement depuis six mois, ce qui a valu au groupe d'être sanctionné en Bourse, la croissance demeure, et l'expansion vers les pays africains se poursuit : MAROC TELECOM a ainsi annoncé récemment l'achat partiel de Sotelma, l'opérateur historique du Mali.
D'un point de vue fondamental, il est donc probable que ce titre bénéficiera d'une belle valorisation, à moyen ou long terme.
Pour passer à l'achat, notre Botraider a attendu une configuration particulièrement favorable :
Comme en janvier et à la charnière des mois de mai et de juin, le titre vient de connaître une forte décote, en-deçà des 13 euros, et il a cassé à plusieurs reprises ses plus bas de vingt jours.
Ce faisant, il touche pour la troisième fois consécutive depuis le début de l'année un support conséquent de court et moyen termes, à 12,60 euros. Un rebond sur ce niveau est donc hautement probable.
Et si les résultats sont au rendez-vous le 29 juillet, la faible résistance située autour des 13,50 euros pourrait être dépassée, ce qui conduirait le titre vers les 14 euros.
Ce second obstacle, quant à lui, sera plus difficile à franchir à court terme. A moins que les marchés ne reprennent leur rallye...