Dans notre dernier post consacré au groupe bancaire, paru le 5 novembre, et intitulé « La SOCIETE GENERALE et BNP PARIBAS dépassent les attentes ! », nous avions déconseillé d’acheter la valeur, estimant qu’il était « probable que, après avoir touché les 46 ou 47 euros, le titre corrige quelque peu, en direction des 44 ou 42 euros, voire des 40 euros si les marchés se repliaient en fin d'année ». Nous ajoutions cependant que, passé ce cap, « à plus longue échéance, la dynamique reste haussière. »
Un scénario qui a été validé depuis point par point (voir le graphique ci-dessous). Dans les jours qui ont suivi notre conseil, le titre a entamé un fort repli, qui l’a conduit dans un premier temps sur les 42 euros. Le mouvement a été suffisamment important pour casser ensuite le petit support des 40 euros, et afficher fin novembre un excès baissier caractérisé, jusqu’à s’échanger sous les 36 euros, lors de la séance du 30 novembre.
Comme de bien entendu, une correction à la hausse s’en est suivie, et, après deux échecs sur la zone des 42-43 euros, l’action a fini par s’en affranchir le 13 janvier. Elle a alors retrouvé la résistance des 46-47 euros sur laquelle elle avait été renvoyée vers le bas à l’automne, et, après avoir stagné sur ce niveau pendant trois semaines, elle vient de s’en libérer pour s’envoler au-delà des 51 euros, profitant à la fois de la tendance globale des marchés, et de la publication de ses résultats annuels.
La situation est-elle appelée à durer ?
Si nous examinons la configuration graphique actuelle :
on peut avoir quelques doutes. Le titre est en effet sorti brutalement de sa zone de trading, et ce mouvement s’est fait dans des volumes qui sont restés dans la moyenne des échanges, à l’exception de la journée d’hier. Une correction pour le moins technique est donc probable à brève échéance, qui devrait voir la valeur réintégrer son canal, et donc revenir tester la zone des 46-48 euros.
A très court terme, néanmoins, le titre peut avoir encore un petit potentiel de hausse, jusqu’à la prochaine résistance, située un peu au-dessus des 52 euros. Le problème, c’est qu’il s’agit là d’une résistance « historique », le niveau de valorisation sur lequel la banque avait échoué fin août et fin septembre 2009, puis une troisième fois encore au début du mois de janvier 2010. L’obstacle ne sera donc pas aisé à franchir, s’il n’y a pas de forts relais pour dynamiser le mouvement.
Or, les résultats publiés sont « rassurants », comme le disent les commentaires de presse, mais ils ne sont en rien surprenants, bien au contraire, puisqu’ils sont « seulement » en ligne avec les prévisions des analystes. Et ce sont, comme c’est souvent le cas avec la SOCIETE GENERALE, surtout les activités financières plutôt que les activités bancaires traditionnelles, qui ont porté le chiffre d’affaires et gonflé les bénéfices.
Par ailleurs, l’engouement dont bénéficie le secteur dans son ensemble pourrait aussi retomber, d’autant plus si le marché finit par se retourner à la baisse – ce qui arrivera nécessairement, comme le sait tout boursicoteur avisé.
Il convient donc de se montrer prudent, le retour sur la zone tant attendue des 59-60 euros n’étant sans doute pas une cible qui sera rejointe dans l’immédiat. C’est aussi l’avis de notre robot, qui conseille depuis quelque temps de rester en dehors de la valeur, et affiche des tendances négatives au-delà des 0,20 dixièmes. Notre opinion serait donc de passer à la vente au premier signe de décrochage, et d'attendre que le titre se stabilise pour s'y replacer.