e Le 30 novembre THOMSON a annoncé avoir demandé et obtenu, l'ouverture d'une procédure de sauvegarde auprès du
Tribunal de Commerce de Nanterre.
THOMSON a donc "fait faillite", elle a "déposé son bilan" pour reprendre les expressions que l'on trouve sur les forums boursiers.
Mais attention aux abus de langage...
Voyons ce qui se cache derrière cette procédure de sauvegarde et les impacts qu'elle peut avoir pour la société et ses actionnaires.
Comme nous l'avions déjà évoqué dans une précédente analyse, cette procédure est la meilleure des choses qui pouvait arriver à THOMSON.
Précision étant que la procédure de sauvegarde est réservée aux entreprises qui ne sont pas en état de cessation des paiements... mais qui pourraient potentiellement le devenir.
Nous sommes donc bien dans le cadre d'une procédure judiciaire, en amont de la cessation de paiements, qui vise justement à éviter le fameux "dépôt de bilan", alias "faillite", moment où le dirigeant se rend au Tribunal de Commerce pour déposer sa Déclaration de Cessation de Paiement (DCP).
A compter de l'ouverture de la procédure de sauvegarde, la dette est gelée.
On compte les créanciers et on fait le point.
Ensuite THOMSON va proposer un plan de sauvegarde, qui vise, entre autre, à apurer son passif.
Et c'est là où ça devient intéressant.
D'après le premier accord de juillet, THOMSON proposerait de réduire de 45 % la dette financière du Groupe.
Alors bien sûr, "rien ne se perd, rien ne se créé, tout change de mains" pour paraphraser Lavoisier, car selon le principe de comptabilité en partie double, la dette ne peut pas "disparaître".
En clair le deal est le suivant : certains créanciers obligataires vont devoir accepter de ne jamais se faire rembourser une partie de l'argent qu'ils ont prêté à THOMSON.
Et il n'ont pas vraiment le choix. Soit ils abandonnent une partie de leur dette, soit la société part en liquidation et ils auront tout perdu.
Les puristes pardonneront ce résumé grossier mais il permet de faire comprendre très simplement les enjeux de l'adoption de ce plan.
La procédure de sauvegarde suivra le calendrier suivant :
- 5 décembre 2009 : Convocation des Comités de créanciers et soumission du plan de sauvegarde
- 14 décembre 2009 : Avis de réunion pour l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire des actionnaires
- 21 décembre 2009 : Vote du Comité des créanciers bancaires
- 22 décembre 2009 : Vote des obligataires
- 27 janvier 2010 : Assemblée générale ordinaire et extraordinaire des actionnaires
- Février 2010 : Fin attendue de la procédure de sauvegarde
Si tout se passe bien, THOMSON devrait donc ressortir de cette procédure bien dégraissée avec une dette qui aura quasiment fondu de moitié.
Les plus téméraires tenteront de prendre position sur les 1 EUR en attendant février 2010.
Notre robot quant à lui attend encore le bon moment pour rentrer en position mais on notera déjà que sa tendance vient de passer dans le vert jeudi dernier... Il n'est donc pas insensible à toute cette agitation sur le dossier THOMSON et pourrait rapidement décider de passer à l'achat, d'autant plus que la situation graphique de l'action est intéressante :
Le trend haussier est préservé et le support des 0.95 EUR a, encore une fois, été bien défendu.
Ce qui pourrait amener l'action à nous offrir un beau W avec en ligne de cou 1.20 EUR
La cassure des 1.20 EUR ouvrirait donc mécaniquement la voix au 1.45 EUR
Dossier à suivre de près !